Mot du Président du Conseil d'Administration

« Le marché a validé la solidité de notre modèle et la pérennité de notre stratégie »

Vincent LE GUENNOU, Président du Conseil d’Administration du Groupe Orabank Tweet
Comment analysez-vous la performance du Groupe Orabank ?

L’année 2018 a été marquée par une forte progression des performances, avec une hausse des principaux chiffres clés d’Oragroup par rapport à l’année précédente : + 21 % à 2 171 milliards de francs CFA pour le total de bilan, + 17 % pour le produit net bancaire à 126, 77 milliards de francs CFA et + 36 % pour le résultat net à 29,77 milliards de francs CFA. Ces résultats confortent notre stratégie de développement articulée autour de la consolidation de nos activités et l’optimisation de notre réseau au service de notre clientèle pour dégager de la performance, créer de la valeur et continuer à croître. En 10 ans, le Groupe Orabank est passé d’une présence dans cinq pays de l’Afrique de l’Ouest à une dimension panafricaine, avec des filiales dans 12 pays répartis sur quatre zones monétaires, soit une taille de bilan multipliée par un facteur de 7 et des crédits à la clientèle par 8, il compte plus de 510 000 clients, 1 857 collaborateurs et 149 agences bancaires. Le groupe Orabank a connu une croissance remarquable avec un potentiel de croissance économique dans l’ensemble de ses pays de présence, notamment en Côte d’Ivoire, du fait entre autres de la faible pénétration bancaire dans la région et du dynamisme du Groupe qui sait répondre au plus près des demandes du marché. Orabank présente un modèle intégré avec l’adoption par l’ensemble des filiales du Groupe d’un système d’exploitation bancaire unique renforçant l’efficacité et la performance des entités. Le Groupe dispose d’un processus de décision décentralisé qui assure à la fois un contrôle efficace et la réactivité de nos filiales. Par ailleurs, des opportunités de développement par croissance externe via des acquisitions, notamment en Afrique Centrale (Cameroun, Congo) se profilent et sont soutenues par des sources externes de financement. Oragroup, c’est aussi une grande capacité de mobilisation de fonds, matérialisé par plusieurs opérations ces dernières années : l’emprunt obligataire de 2013, les émissions récentes de billets de trésorerie (en septembre 2016 et mai 2017) et bien évidemment l’offre publique de vente souscrite à 100 % fin 2018.

Quelle stratégie de développement pouvez-vous attendre de la récente introduction en bourse du Groupe Orabank ?

L’introduction d’Oragroup à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), en avril 2019, est à ce jour la plus importante opération depuis la création de la BRVM en 1998 avec une levée sur le marché financier régional de 56,92 milliards de francs CFA. Cette augmentation de capital va permettre au groupe de procéder à des investissements dans la banque digitale, saisir les opportunités de croissance dans les pays d’Afrique Centrale, accroître la notoriété du Groupe auprès de la communauté financière et du grand public, et renforcer les fonds propres de certaines filiales. Cette introduction en Bourse constitue à la fois l’aboutissement d’un travail effectué depuis 10 ans mais aussi et surtout une incitation à poursuivre dans la même voie. Depuis 2009, la stratégie et la trajectoire de croissance ont été portées par les capacités d’Emerging Capital Partners à investir et à mobiliser des ressources financières extérieures avec les équipes que je tiens ici à saluer. En lien avec l’ADN d’une banque africaine tournée vers les acteurs économiques régionaux, nous avons voulu combiner la levée de ressources avec la création de valeur pour les investisseurs africains, à la fois des institutionnels, des professionnels mais aussi des particuliers. Le succès de notre introduction en Bourse est un indicateur de confiance du marché qui a validé la solidité de notre modèle et la pérennité de notre stratégie tournée vers tous les acteurs qui contribuent à l’émergence du continent.

Quel regard portez-vous sur votre engagement auprès d’Oragroup ?

A présent, 20 % du capital d’Oragroup est coté en Bourse (capital flottant). Les autres actionnaires du Groupe conservent 80 % du capital, dont l’ investisseur panafricain Emerging Capital Partners (ECP) que je co-dirige et qui reste l’actionnaire de référence avec plus de 50 % des parts. ECP et Oragroup apportent aujourd’hui la démonstration que la finance africaine se développe, qu’elle est au service du financement de nos économies et que nous assistons à l’émergence d’un authentique africapitalisme, capable d’intensifier et d’accélérer la marche vers la croissance du continent, et sa transformation profonde et durable au bénéfice des populations. La stratégie d’ECP est de créer de la valeur pour faire émerger des champions régionaux accompagnés sur la durée. Avec Oragroup, je crois pouvoir dire que nous y sommes parvenus.

 

Mot du Directeur général

" Le Groupe a conscience de sa part de responsabilité face aux enjeux actuels du développement durable en tant qu’acteur économique, et s’engage dans une démarche de responsabilité sociétale qui lui permet de participer au développement économique durable des pays dans lesquels il est présent, tout en assurant la performance globale du Groupe. "

Ferdinand NGON KEMOUM, Administrateur / Directeur général du Groupe Orabank Tweet

            (précédemment Directeur général adjoint du Groupe de 2009 à 2015 et en poste de Directeur Général depuis juin 2019)

Quelles sont les clés de la réussite du Groupe Orabank ?

Les clés de la réussite de notre Groupe Orabank sont liées, en premier lieu, à un positionnement stratégique clair en lien avec notre vocation de banque universelle et notre identité de groupe panafricain à taille humaine, bien implanté en Afrique centrale et de l’ouest et connaissant parfaitement ses marchés. De plus, au-delà des intentions formulées de développement, une stratégie n’a de réalité que si elle est portée par les hommes et les femmes, à la fois nos équipes managériales et nos collaborateurs, les premiers ambassadeurs de nos valeurs. Notre feuille de route est largement partagée par nos équipes et déclinée dans nos activités et nos métiers. C’est l’une de nos grandes forces. En troisième lieu, nous disposons d’une gouvernance efficace répondant aux critères des accords de Bâle, d’une diversité d’administrateurs dont l’expérience et l’expertise contribuent à soutenir notre vision stratégique. Nous comptons 3 administrateurs indépendants, ce qui favorise des échanges riches et constructifs au sein de notre conseil d’administration. La cohésion de nos équipes, la cohérence d’ensemble de nos marchés et la corrélation des synergies ont contribué à renforcer notre modèle d’affaires et ont permis la croissance que notre Groupe connaît. Nous sommes notamment fiers de la récente note d’investissement A à long terme et A2 à court terme attribuée par l’agence Bloomfield, avec une perspective stable. Parmi les points forts relevés figurent la solidité financière et l’implémentation des meilleures pratiques de gouvernance. Par ailleurs, en 2018, trois filiales du Groupe Orabank, au Burkina Faso, au Sénégal et au Togo, ont remporté le trophée de la meilleure banque dans leurs pays respectifs. Ce prix est décerné par le magazine The Banker, édité par le groupe Financial Times. Enfin, les procédures anti-blanchiment et anti-corruption mises en place, le respect de normes RSE sur la base de standards internationaux et la production d’un rapport intégré depuis 2016 viennent consolider la responsabilité sociétale de notre Groupe que j’ai l’honneur de diriger depuis le 1er juin 2019.

Comment voyez-vous votre développement à 5 ans ?

Nos perspectives se révèlent excellentes et nous poursuivons notre plan de développement à fortes potentialités en réalisant des opérations stratégiques ciblées dans le cadre d’un nouveau plan triennal 2019–2021. Nous souhaitons doubler notre taille de bilan d’ici à 2022. Notre objectif est de consolider nos positions sur nos marchés historiques en Afrique de l’ouest et centrale. Le Groupe Orabank développe une politique d’intervention dans les pays où nous n’avons pas de présence directe , notamment au Cameroun, ce pays représentant la 1ère place économique de la région et complète la cartographie de nos implantations. A cet effet, le Groupe Orabank a conclu un accord d’assistance technique avec le Crédit Communautaire d’Afrique (CCA), une banque locale disposant de 42 agences réparties dans les dix régions du pays. Ensuite, après avoir lancé notre salle des marchés à Lomé, nous voulons créer notre propre Société de Gestion et d’Intermédiation (SGI) afin d’investir dans un nouveau secteur porteur et assurer une cohérence d’ensemble de nos activités. Nous effectuons actuellement les diligences nécessaires pour lever le capital, constituer la société et déposer le dossier de demande d’agrément au CREPMF. Notre modèle, c’est aussi le développement de la cellule de Financement structuré qui devient une ligne de métier à part entière, gérant les syndications et les levées de fonds pour le Groupe. Après l’expérience positive du lancement de projets à impact positif à vocation énergétique dans le cadre du projet SUNREF avec l’AFD, le Groupe Orabank s’intéresse de près à l’investissement responsable et nous sommes en discussion pour conclure deux partenariats pour le lancement de green bonds en faveur du déploiement des énergies renouvelables, avec la Société Africaine des Biocarburants et des Energies Renouvelables (SABER) et la compagnie d’assurance AGF pour des garanties vertes. Nous continuons également à développer nos produits de Cash Management pour accompagner nos clients dans leurs besoins de gestion de trésorerie en temps réel grâce à nos offres digitales. En conclusion, nous pouvons dire que sur nos marchés historiques, nous doublons nos performances chaque année et que nous abordons sereinement les prochaines années en misant sur une croissance organique solide et une croissance externe en cohérence avec notre positionnement stratégique, au Cameroun et au Congo.

Quelle est votre ambition pour contribuer à l’atteinte des Objectifs de Développement Durables à horizon 2030 ?

Notre objectif est d’augmenter fortement notre implication dans le financement du secteur privé, les infrastructures, l’industrialisation des économies africaines, la création d’emplois, la redistribution de richesses, l’accès à la consommation, l’éradication de la pauvreté et l’émergence d’une classe moyenne africaine. C’est notre vocation de banque universelle en tant que groupe bancaire panafricain. La banque digitale soutient fortement les enjeux d’inclusion financière et en particulier, à destination des jeunes, ce qui est complètement en phase avec les cibles des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies. Notre politique RSE s’intègre au plus près dans notre stratégie, elle a été adoptée par le Conseil d’Administration du Groupe. Le dispositif est en voie d’être complété par l’adoption d’un manuel de procédures RSE applicable au sein de toutes les entités du Groupe. Nous fixons des objectifs précis pour notre contribution sociétale en faveur de l’Afrique que vous pouvez découvrir dans le présent rapport intégré 2018 qui présente nos engagements et résultats soutenant les ODD des Nations Unies.