Regards croisés

Notre responsabilité sociétale s’inscrit au cœur de notre modèle de croissance et de notre stratégie d’entreprise. Nous nous sommes engagés en faveur d’une plus grande transparence et pertinence de nos actions envers nos parties prenantes.
« Dans un contexte de crise inédite, notre objectif de maintien de qualité de service à notre clientèle reste prioritaire. Notre organisation se tient prête à accompagner un retour de la croissance dans nos pays de présence et poursuivre le développement de nos activités sur des marchés présentant de bonnes perspectives. »
Vincent LE GUENNOU
Président du Conseil d’Administration du Groupe Orabank
« Orabank a une vision stratégique de son développement et de sa stabilité financière, à moyen et long-terme. Notre croissance ne saurait pas se baser sur une vision de gain à court terme qui fragiliserait notre avenir commun et notre responsabilité envers notre société et notre environnement. »
Ferdinand NGON KEMOUM
Administrateur / Directeur général du Groupe Orabank

Mot du Président

Nos valeurs au service de la croissance
Le monde est confronté à une pandémie d’une ampleur inédite, entraînant une crise à la fois sanitaire et économique qui touche particulièrement le continent africain. C’est dans ce contexte que nous devons assurer notre résilience dans un contexte toujours plus chaotique et difficile. La crise sanitaire de la COVID-19 reste un ’événement dont l’impact sur les performances du groupe pourrait être significatif, et nous nous préparons à limiter, autant que possible, les effets de cette crise sur nos activités, notamment avec l’appui des banques centrales et de certains États de nos zones de présence. En riposte à la pandémie de la COVID-19, notre groupe a très vite pris les mesures nécessaires pour continuer à servir nos clients tout en assurant leur sécurité et celle de nos collaborateurs, dans le respect des recommandations des autorités. Nous ne transigerons jamais sur ce point.
L’année 2020 a été marquée par la pandémie à COVID-19. Malgré le contexte difficile qui en a découlé, le groupe a poursuivi ses efforts pour la réalisation de ses objectifs et est parvenu à maintenir une dynamique de forte croissance de ses activités et une amélioration de ses ratios d’exploitation. Le Groupe clôture l’exercice 2020, avec un total bilan atteignant 3 268,2 milliards FCFA, en hausse de 24% comparé au 31 décembre 2019. Les dépôts de la clientèle de l’ensemble du réseau Orabank s’élèvent à 2 124 milliards de francs CFA et les créances à la clientèle à 1 584,8 milliards de francs CFA, soit des hausses respectives de 17 % et 16 %. Au total, le Groupe affiche un produit net bancaire de 155,4 milliards de francs CFA et un résultat net consolidé à 9,4 milliards de francs CFA. Le produit net bancaire a connu une hausse de 5,8% grâce à une très bonne performance en termes de marge nette d’intérêts et à une préservation du niveau des commissions en dépit de la crise sanitaire. Cette performance du PNB conjuguée au gel de certaines lignes de charges, a permis l’amélioration du coefficient d’exploitation qui passe de 68,3% en 2019 à 64,7% en 2020. Ces chiffres ont consacré l’efficience opérationnelle de notre Groupe, présent dans 12 pays et comptant plus de 2 000 collaborateurs répartis dans 166 agences et points de vente. La société Oragroup S.A a versé à ses actionnaires le 17 juillet 2020, au titre de l’exercice 2019, un dividende net global de 4,131 milliards de FCFA (6,197 millions d’euros).
Notre gestion de la crise sanitaire
A long terme, le potentiel de croissance de nos marchés demeure élevé. Les politiques économiques devront trouver des modalités de financement de la croissance qui conservent un niveau d’endettement soutenable. Une plus forte mobilisation de l’épargne domestique, des capitaux investis localement, et le développement du commerce intra africain semblent être des pistes crédibles. Notre objectif de maintien de niveaux élevés de service à notre clientèle reste prioritaire. Nous continuons d’étudier les possibilités d’entrée sur des marchés soigneusement choisis présentant de bonnes perspectives de croissance. Malgré un contexte difficile, nos équipes poursuivent leurs efforts pour atteindre un résultat satisfaisant pour nos actionnaires dans la stricte discipline des coûts et une gestion rigoureuse des risques. Le Conseil d’Administration remercie les membres du Conseil pour leur orientation et soutien, et tous les employés pour les efforts dont ils font preuve tous ensemble afin de mener à bien ces grandes avancées qui permettent de développer de manière durable notre Groupe bancaire résolument tourné vers l’avenir.
Perspectives 2021
Selon les projections de la Banque Mondiale, l’Afrique subsaharienne devrait enregistrer un redressement modéré en 2021, avec un taux de croissance de 2,7 %. La reprise de la consommation et de l’investissement privé pourrait être plus lente que prévue antérieurement, mais les exportations devraient s’accélérer progressivement, à la faveur de la relance des activités des principaux partenaires commerciaux. Ces perspectives sont cependant exposées à plusieurs risques de dégradation auxquels le secteur financier doit faire face. Dans ce contexte, le groupe constate toujours une incertitude pour le retour au niveau d’avant la crise des activités et prévoit que la croissance pourrait connaitre une hausse modérée en 2021. Le groupe reste mobilisé pour la prospection d’opérations de financements structurés et l’assistance aux filiales dans la structuration des transactions. Des offres d’arrangement de financement ont ainsi été adressées en collaboration avec les filiales à plusieurs clients ou prospects du groupe. L’activité de financement structuré devrait logiquement être portée à la hausse par les besoins en équipement des Etats et des sociétés du secteur privé notamment dans le secteur agricole, la santé et l’éducation. En termes de perspectives stratégiques, le groupe a élaboré des études stratégiques pour une meilleure gestion de ses participations notamment en Mauritanie et au Tchad. Par ailleurs, le groupe a finalisé son nouveau plan stratégique 2021 – 2025 qui devrait consacrer une solide résilience dans un environnement incertain.
À la suite de l’arrêté des comptes de l’exercice 2020 du groupe bancaire panafricain Oragroup lors de son Conseil d’administration, le bilan du premier trimestre 2021 confirme la tendance positive dans laquelle s’est inscrite le groupe depuis plusieurs années. Oragroup affiche ainsi d’excellentes performances pour cette première partie de l’année avec une progression du résultat net de 314%, dans un contexte de reprise économique modérée en Afrique subsaharienne. Orabank poursuit également sa stratégie de soutien continu à l’économie de ses pays de présence avec une augmentation de 10% des encours de crédits et une collecte de ressources clientèle de plus de 446 milliards comparés à la situation au 31 mars 2020.
Oragroup affiche ainsi un résultat net de 2 664 milliards de francs CFA au 31 mars 2021. Les dépôts de la clientèle de l’ensemble du réseau Orabank s’élèvent à 2 261 milliards de francs CFA, et les crédits nets à la clientèle à 1 675 milliards de francs CFA soit des hausses respectives de 25% et 10% par rapport à la même période l’année dernière. Au total, le Groupe affiche un produit net bancaire de 44 milliards francs CFA au 1er trimestre 2021, en progression de 16%. Ces chiffres confirment la résilience d’Oragroup avec des chiffres clés en amélioration significative par rapport à la même période en 2020. Notamment par la bonne performance des activités d’intermédiation (+35%), et la hausse observée sur les commissions (+2%). De plus le résultat avant impôt a plus que doublé, et le résultat net du premier trimestre est en amélioration sensible avec une hausse de plus de 2 milliards de francs CFA en glissement annuel. Pour l’année 2021 et malgré ce contexte difficile lié à la pandémie de la COVID-19, nos équipes poursuivent leurs efforts pour atteindre un résultat satisfaisant pour nos actionnaires dans la stricte discipline des coûts et une gestion de plus en plus fine et rigoureuse des risques. Nous continuons à mobiliser l’ensemble des collaborateurs autour de ces objectifs tout en saluant, non seulement leur engagement à servir nos clients, mais aussi leur résilience au cours de cette période difficile. Notre organisation se tient prête à accompagner un retour de la croissance dans nos pays de présence et à poursuivre le développement de nos activités.

Mot du Directeur général

Ferdinand NGON KEMOUM est le Directeur Général d’Orabank SA, holding du groupe bancaire Orabank, présent dans douze pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il a été auparavant Directeur Général et associé d’Emerging Capital Partners (États-Unis), le premier fonds d’investissement à avoir levé et investi plus de 3 milliards de dollars en Afrique. Il a également été président et Directeur Général de FINADEV Africa Holding, un groupe de microfinance. Au cours de sa carrière, Ferdinand NGON KEMOUM a occupé des postes de direction dans plusieurs banques (Amity Bank Cameroon, LOITA Capital Partners International, Banque Continentale Africaine Rwanda). Il a également occupé le poste de Directeur Général du Framlington Asset Management Central Africa growth Fund, un fonds d’investissement dédié à la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale). Originaire du Cameroun, Ferdinand NGON KEMOUM est titulaire d’une maîtrise en économie (Université de Lille 1) et d’un diplôme d’études supérieures en gestion des institutions financières et bancaires de l’Université Paris IX – Dauphine. Il a également suivi une formation à l’Institut Technique de Banque de Paris et à l’Institut d’Administration des Banquiers de la Nouvelle-Orléans (USA).
Véritable citoyen du monde, Ferdinand NGON KEMOUM parle le français, l’anglais et plusieurs langues camerounaises et africaines. Il se définit comme un homme du présent, avec une appétence pour soutenir une vision prospective et positive, de long-terme.
1. Comment se matérialise l’engagement sociétal d’Orabank au quotidien dans votre métier bancaire ?
En Afrique et dans nos pays d’opération, la pauvreté est un risque systémique ultime. Les années qui s’écoulent nous renforcent dans cette conviction. Nos efforts en matière de protection de l’environnement sont entravés par une situation d’extrême pauvreté des populations. Chacune de nos actions doit permettre de faire reculer ce fléau, afin de participer au développement du continent africain. Par conséquent, la stratégie RSE du Groupe Orabank s’appuie sur cette approche sociétale. Nous avons placé un objectif prioritaire de soutien économique aux PME. Celles-ci représentent d’ailleurs 90% des entreprises, selon la Banque Mondiale et nos bailleurs de fonds. Le dynamisme de ces PME est créateur d’emplois. L’employabilité des jeunes représente aussi un vrai défi sur le continent africain et sur nos marchés. La pyramide des âges de notre continent montre une importante classe d’âge jeune qui devra entrer sur le marché du travail, dans la prochaine décennie. Le vrai défi dans nos pays est de leur offrir des emplois en dehors de l’économie informelle. Nous avons compris que les emplois informels constituent une vraie menace pour l’environnement, comme les petits vendeurs à la sauvette. Ces emplois se généralisent sans prendre en considération les enjeux du développement durable sur le plastique et le recyclage, par exemple. Il est essentiel de mettre en place une stratégie pour mieux intégrer le secteur informel, ce que nous définissons comme « mieux formaliser l’informel ». Il s’agit ensuite d’orienter les capitaux vers les PME. C’est dans ce cadre que le Groupe Orabank concrétise son engagement au quotidien.
En 2020, le Groupe Orabank a continué de déployer des actions importantes pour l’accompagnement des PME :
  • Signature d’un accord de 50 Millions d’euros avec la BIDC en faveur du dynamisme économique des PME dans les 8 pays de l’UEMOA.
  • Concrétisation d’un accord de 20 Millions d’euros avec le Fonds Africain d’Investissement pour l’Agriculture pour orienter les opérateurs vers des pratiques agricoles pérennes et rémunératrices. L’objectif est de mieux financer le secteur agricole et rural pour lutter contre l’appauvrissement des campagnes et les difficultés climatiques actuelles originaires d’un exode rural important. Orabank contribue à renforcer le modèle économique de ces activités pour assurer la survie et le développement du secteur.
2. La finance responsable se déploie et les acteurs financiers mettent en avant des critères ESG. Dans ce contexte, Orabank est-il un pionnier ?
En considérant l’historique des actions sociétales d’Orabank et l’intégration des enjeux ESG dans les processus du Groupe, nous pouvons dire qu’Orabank occupe une position de pionnier que nous entendons maintenir. Le Groupe a effectivement été parmi les premières banques commerciales à aborder ces problématiques liées à la finance durable, dans un contexte parfois difficile de manque de compréhension des thématiques par les marchés. Aussi, depuis 2011, avec la mise en place de l’outil SYMRES (Système de Management des Risques Environnementaux et Sociaux), une réponse a été apportée à la suite d’une pression amicale de nos investisseurs. Ceux-ci étaient et sont encore en quête d’une meilleure prévention des risques systémiques. Sur le terrain, cette approche de finance durable est soutenue par les équipes d’Orabank en charge de nos clientèles. Ces collaborateurs doivent faire preuve de beaucoup de pédagogie en raison d’un manque de culture RSE. Orabank a une vision stratégique de son développement et de sa stabilité financière à moyen et long-terme. Notre développement ne saurait pas se baser sur une vision de gain à court terme qui fragiliserait notre avenir commun. Nous espérons que le système financier africain s’organise autour de critères ESG stricts qui permettront aux entreprises de se développer sur des bases solides et durables. Comme nous avons une infrastructure et un dispositif institutionnel qui nous préparent à bien accueillir les fonds d’impact, nous avons engagé des discussions avec ceux-ci pour réorienter nos activités. L’objectif est de mieux prendre en compte les thématiques spécifiques et prioritaires comme le financement de l’agriculture et des énergies renouvelables et les inscrire, de manière pérenne, au cœur du métier bancaire. En effet, les problématiques rurales et périurbaines sont directement associées à la pauvreté et aux populations éloignées du système bancaire. Nous devons donc favoriser l’inclusion financière avec une offre de produits qui répondent aux attentes de ces clientèles. Sur un fond d’urbanisation accélérée sur le continent, ces enjeux d’inclusion financière sont vitaux pour le développement de l’Afrique.
3. Nous entrons dans une période chaotique sur le plan mondial, comment voyez-vous la résilience du Groupe Orabank dans ce contexte ?
Le mot résilience a pris beaucoup d’importance depuis la crise sanitaire. La nôtre se fonde sur 3 aspects : la résilience des marchés, notre capacité continuelle à nous adapter et la bancarisation par la digitalisation. Pour le Groupe Orabank, la résilience de nos marchés a été une heureuse surprise. Durant ces moments d’incertitude, et après une première période de recul, nous pouvons dire que nos marchés ont fait preuve d’une certaine résilience. Ils se sont maintenus sans s’effondrer. Cela tend à démontrer que nos marchés ont des ressources pour rebondir. L’étude du secteur informel nous confirme l’opportunité sous-jacente de ce secteur, et l’existence de poches de croissance et de résilience encore cachées. Ensuite, Orabank a démontré une capacité à s’adapter et à développer de nouvelles modalités d’intervention qui se sont traduites par de bons états financiers. Sur le plan humain, le Groupe a relevé de nombreux défis liés à une réorganisation du travail. Ceci nous amène naturellement à réfléchir à de nouvelles modalités. Le télétravail s’est inscrit dans la normalité, avec l’usage des écrans permettant la continuité de nos services. Nous avons été capables de proposer de nouvelles solutions financières, organisationnelles et technologiques très pertinentes, en nous appuyant sur la digitalisation qui a permis de réduire la distanciation sociale. Orabank poursuit son développement de banque digitale au service de la bancarisation des personnes non-bancarisés. La résilience par l’inclusion financière a été au rendez-vous pour Orabank. La pandémie n’a pas changé la vision à long terme du modèle d’Orabank car le Groupe était déjà engagé dans la digitalisation. Néanmoins, la crise sanitaire a poussé Orabank à aller plus vite et de manière plus volontariste. Elle imposé le changement malgré les hésitations et les objections théoriques. Grâce à la mobilité bancaire, Orabank offre des services de bancarisation et d’inclusion financière. Il est à souligner que le cadre législatif et réglementaire accompagne ces évolutions et l’alignement entre les acteurs de terrain et les régulateurs est un fait établi.
4. Quelles sont les compétences du Groupe pour renforcer l’inclusion financière ? Quelles alliances à mettre en place pour vous renforcer ?
Par nature, la banque ne dispose pas de technologies qui permettent de traiter les petits volumes, de manière profitable. Par exemple, le coût du traitement d’une opération bancaire en agence est 30 fois supérieur à un traitement opéré de manière digitale. La digitalisation s’adresse à des populations numériquement importantes tout en permettant de traiter de petites transactions. La digitalisation permet donc d’offrir des services aux revenus les plus petits dans la sphère financière. Oragroup s’est imposé depuis des années comme un soutien de taille aux PME et PMI africaines. Aujourd’hui, le groupe va plus loin dans son engagement, en se concentrant désormais sur des segments de population jusque-là délaissés. Pour gagner du temps, Orabank accélère sa démarche et s’associe à un opérateur spécialiste de ces clientèles. En 2020, Oragroup et Axian ont conclu une alliance pour renforcer l’inclusion financière. Les groupes panafricains Oragroup – présent dans 12 pays de l’Afrique de l’Ouest et Centrale – et Axian – présent dans 6 pays de l’océan Indien et du continent africain, entendent tirer parti de la révolution numérique pour offrir des services financiers novateurs (monnaies électroniques, services financiers sur mobiles, nano-épargne en ligne…) aux populations les plus modestes du continent. Orabank cherche donc à s’appuyer sur ce savoir-faire pour pouvoir apporter des services aux petits clients. Grâce à ce rapprochement, les succursales et filiales d’Oragroup se joindront à différents opérateurs de téléphonie mobile, dans l’objectif d’offrir aux usagers ciblés des services financiers numériques de qualité. Au Togo, une phase pilote a déjà été lancée : Orabank Togo et l’opérateur Togocom lanceront prochainement le service MBanking.
5. Face à l’urgence climatique, quelle est votre vision du positionnement du Groupe Orabank ?
Le Groupe voit une opportunité pour Orabank de prendre le leadership du financement de l’urgence climatique. Il entend garder l’avance prise sur la question climatique pour rester pionnier dans ce domaine. Nous sommes déjà un acteur important pour les financements structurés pour la croissance verte et le financement des énergies renouvelables en faveur du solaire. Nous avons déployé avec succès les lignes de crédit mises à disposition par des bailleurs mais nous souhaitons être plus proactifs en développant des produits pour la promotion de ces technologies sur nos marchés. Des discussions sont en cours pour conclure des accords avec des industriels majeurs dans le but d’augmenter la capacité photovoltaïque dans nos pays et pour contribuer activement aux réponses face à cette urgence climatique. Au-delà des sollicitations des bailleurs de fonds ou des organisations internationales, nos pays sont prêts à s’engager dans la bataille contre le changement climatique car ils sont durement frappés par les événements climatiques extrêmes provoquant un exode rural à cause du recul des points d’eau et du pâturage. La banque doit exercer sa responsabilité et saisir l’opportunité d’apporter des solutions pour ralentir le changement climatique. Une des contraintes majeures de nos pays est la production et distribution d’électricité. Des solutions de réseaux non connectés (off-grid) pourraient solutionner le problème de la distribution par des canaux qui coutent très chers à déployer. Le solaire permettrait de déployer des solutions autonomes de production énergétique et de manière très rapide. Nos pays disposent aussi de forêts primaires pouvant représenter de vrais puits de carbone renouvelable. Toutes ces pistes doivent être transformées en plan d’actions concrètes. L’Afrique présente des défis et aussi d’énormes opportunités. Le Groupe Orabank mobilise toutes ses capacités humaines, organisationnelles, matérielles et financières pour libérer les énergies positives dans le cadre de ce combat contre le climat.
L’objectif est aussi de réduire l’empreinte carbone du Groupe et la pose de panneaux solaires sur nos agences est déjà en cours. Le Groupe Orabank s’engage également à réduire ses émissions propres liées à son fonctionnement et à ses activités directes, en développant sa stratégie bas carbone.
6. Quelles sont les perspectives pour 2021 ?
L’objectif est de maintenir les perspectives 2021 liées à une reprise au niveau macro-économique, qui sera mieux orientée vers des directions prioritaires comme la ruralité. Cela va porter la dynamique de croissance du continent africain. Le Groupe Orabank, début 2021, a repensé son plan stratégique, dans un contexte de pandémie, pour capitaliser sur nos ressorts de résilience. Il est important de mentionner que la signature du libre-échange continental peut être source d’un vrai rebond économique dans nos marchés car il va permettre de reconstruire des chaînes locales de valeur plus équitables et plus écologiques. Nous y voyons les racines d’une croissance durable pour les projets d’Orabank.