Principaux impacts, risques et opportunités du Groupe Orabank

Le Groupe Orabank est engagé dans la diminution des risques, en particulier ceux en lien avec la crise sanitaire et le climat. Nous sommes mobilisés autour des ODD selon les attentes de nos parties prenantes et innovons pour contribuer à leurs cibles.

Conjoncture

Contexte africain
Dans un contexte de croissance démographique forte où 40% de la population a moins de 15 ans et que 84% de l’économie est informelle, le Groupe Orabank veille à l’identification et à la compréhension à la fois des attentes majeures de son écosystème, aux différents risques auxquels il fait face dans le cadre de ses activités et aux opportunités que son métier et son territoire lui présente. Comme l’ensemble des entreprises, le Groupe Orabank, au travers de ses activités, interagit avec son environnement sociétal. L’identification et l’analyse des impacts du Groupe sur son environnement font partie de sa démarche de développement durable pour orienter ses actions vers une réduction des effets négatifs et une valorisation des effets positifs, tant pour lui-même que pour ses parties prenantes.
La crise sanitaire de la COVID-19 reste l’événement qui pourrait avoir un impact sur les performances du groupe. En riposte à la COVID-19, le groupe a très vite pris les mesures nécessaires pour continuer à servir nos clients tout en assurant leur sécurité et celle de nos collaborateurs, dans le respect des recommandations des autorités. Contre la crise de la Covid-19, l’Afrique doit développer une stratégie inclusive qui tienne compte de ses contraintes économiques et sociales. Deux facteurs majeurs des systèmes de santé vont compliquer la réponse à la Covid-19 en Afrique. D’abord, le continent connaît un double fardeau de maladies : celui des maladies infectieuses endémiques et celui de la Covid-19 qui vient de se déclarer. Ensuite, sa capacité à fournir des soins intensifs est la plus faible au monde. La distanciation sociale semble difficile à mettre en œuvre sur le continent, où la majorité de la population vit avec moins de deux dollars par jour et le poids de l’économie informelle est considérable. En 2019, le secteur employait 86 % des emplois, d’après une étude de l’OIT. Cela signifie que la grande majorité des habitants n’a pas d’emploi formel avec un salaire lui permettant de subvenir à ses besoins de manière régulière.

Source : Rapport 2021 « The Long Shadow of Informality » – BANQUE MONDIALE

Économie informelle
Le secteur informel en Afrique de l’Ouest est l’un des principaux moteurs d’activité économique. En Afrique subsaharienne, 89% des employées femmes travaillent dans le secteur informel, qui représente 80% de l’emploi total de la région et 55% du PIB. Les revenus irréguliers et faibles des travailleurs du secteur informel les rendent particulièrement vulnérables aux chocs économiques, notamment la pandémie COVID-19, les épidémies de criquets ou le déplacement forcé. Les travailleurs du secteur informel sont souvent exclus des programmes de protection sociale existants. Et bien que le secteur englobe une variété de professions à différents niveaux de compétences et de revenus, de nombreux travailleurs ne sont pas instruits en matière financière, numérique ou autre.
En 2010-2018, la production informelle en Afrique subsaharienne représentait 36 % du PIB officiel et l’emploi informel (mesuré par le travail indépendant), à 62 % des emplois. 90% de la main-d’œuvre est non couverte par des régimes de retraite. Au cours des deux dernières décennies, la production et l’emploi informel en Afrique sub-saharienne ont chuté de 5 et 6 points de %, respectivement. L’informalité est plus élevée dans les pays à faible revenu, les États fragiles et les pays exportateurs. L’emploi informel a dépassé 85 % de l’emploi total, en moyenne, au Bénin en 2010-18. Parmi les sous-régions, c’est en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest que la proportion moyenne d’informels était la plus élevée, soit respectivement 80% et 84% par rapport à 50% en Afrique australe.
Poids de l’économie informelle sur le PIB

Source : Rapport 2021 « The Long Shadow of Informality » – BANQUE MONDIALE

Perspectives 2021
Après une année 2020 catastrophique marquée par la récession (-2,1%) la plus violente que le continent africain ait connue depuis un demi-siècle due à la pandémie de Covid-19, les perspectives de croissance semblent aujourd’hui légèrement moins dégradées. L’Afrique devrait même renouer avec la croissance économique en 2021, mais la pauvreté va continuer de s’accroître et les dettes publiques de se creuser, prévoit la Banque africaine de développement (BAD) dans son dernier rapport publié en mars 2021. Le PIB du continent devrait renouer en 2021 avec une croissance de 3,4%.
Après une année 2020 catastrophique marquée par la récession (-2,1%) la plus violente que le continent africain ait connue depuis un demi-siècle due à la pandémie de Covid-19, les perspectives de croissance semblent aujourd’hui légèrement moins dégradées. L’Afrique devrait même renouer avec la croissance économique en 2021, mais la pauvreté va continuer de s’accroître et les dettes publiques de se creuser, prévoit la Banque africaine de développement (BAD) dans son dernier rapport publié en mars 2021. Le PIB du continent devrait renouer en 2021 avec une croissance de 3,4%.

Source : Rapport 2021 « Perspectives économiques en Afrique 2021 » – BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT

Risques du Groupe Orabank

Gouvernance
Le Directeur des Risques du Groupe Orabank est responsable de la supervision des risques et opportunités ESG. Les membres du Conseil d’Administration et le Directeur Général du Groupe sont régulièrement informés du déploiement des actions stratégiques du Groupe dans ce domaine.
SYMRES
Le SYMRES (système de management des risques environnementaux et sociaux) est la démarche du Groupe Orabank pour gérer ses risques ESG. Ce système vise à identifier et atténuer les risques sociétaux potentiels liés à tout nouveau projet d’investissement soumis à la banque. L’objectif du SYMRES est d’éviter que la banque ne finance des projets ou activités qui auraient un impact social ou environnemental négatif significatif, qui pourrait se transformer en risque financier ou de réputation.
Il a été élaboré par la Direction Juridique et RSE, et déployé en 2017 au sein de toutes les entités du Groupe. Il a été formellement approuvé par le Conseil d’Administration de la société holding Oragroup. Cette démarche comprend un manuel de procédures de gestion des risques environnementaux et sociaux, une liste d’exclusion des demandes de financement, une mise en contexte sur les risques ESG de chaque pays d’implantation du Groupe Orabank, un outil de cotation des risques ESG pour les entreprises et un dossier d’analyse à intégrer dans les contrats.
Le Directeur des Risques du Groupe Orabank occupe également la fonction de Secrétaire du Comité des Risques du Conseil d’Administration et est responsable de la supervision des risques et opportunités ESG. Les membres du Conseil d’Administration et le Directeur Général du Groupe sont régulièrement informés du déploiement des actions stratégiques du Groupe dans ce domaine.
Refonte du SYMRES
Pour répondre, d’une part, à une attente forte de la gouvernance d’une meilleure application du système de gestion des risques ESG et d’autre part, devant l’évolution et l’augmentation de potentiels risques de réputation et d’image pour le groupe ORABANK sans compter les risques de non-conformité réglementaire, il est apparu nécessaire de renforcer le système actuel, notamment pour accompagner nos clients entreprises sur la voie d’un développement durable. En effet, des risques sont régulièrement constatés sur les aspects ESG (non-conformité réglementaire sociale ou environnementale, non-respect des procédures administratives, …) et il convient de renforcer la compréhension de ces risques et de leurs impacts par nos chargés de clientèle. Par ailleurs, un manque d’éducation des dirigeants d’entreprise est constaté car ils sont très peu sensibilisés sur les sujets RSE.
En 2020, le Groupe Orabank a entrepris une révision de sa cartographie des risques extra-financiers avec pour finalité d’aligner et de mettre en perspective sa stratégie RSE avec ses orientations stratégiques de développement auprès de ses clientèles. Dans cette optique, les risques ESG auxquels le Groupe peut potentiellement être confronté ont été clairement identifiés par le Groupe et traités de manière à réduire au maximum leur portée et leur occurrence. Une liste complète de risques extra-financiers potentiels a été élaborée sur la base des différentes thématiques abordées dans les référentiels internationaux reconnus pour leur pertinence (TCFD, GRI/SASB, COSO ESG-ERM, WBSCD, UN-PRI, ODD, etc…). Le COSO et le WBCSD ont publié un guide pour la mise en place de système de gestion des risques ESG. Cette méthodologie est appliquée dans le cadre du projet de révision des risques ESG du Groupe Orabank.
Afin d’améliorer son reporting climat, Orabank a pris la décision de suivre les recommandations de la TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures). La politique climat et énergie fait partie intégrante de la stratégie RSE du Groupe. Le présent rapport intégré de 2020 comprend un examen de la mise en œuvre du programme et des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs climatiques, notamment en matière de croissance verte.
ORABANK a initié une étude approfondie de son système et contexte actuel. Cette analyse comprend une description de l’impact de ces risques et des opportunités sur la stratégie du Groupe Orabank ainsi que les actions de résilience mises en place par le Groupe pour répondre à ces risques. Le portefeuille du Groupe est représenté à hauteur de 44% par les grandes entreprises et 29% par les PME, ce qui fait un total de 73% pour les entreprises qui constituent la cible prioritaire de la refonte du SYMRES. Un comité de pilotage regroupant 35 membres de directions du Groupe (Direction Exécutive, Gestion des Risques, Trésorerie, Commerciale et Marketing, Juridique et Contentieux, Crédit et Communication Externe) a été constitué et réuni pour mettre en œuvre un plan d’action en 3 étapes :
  • Analyse des opportunités liées aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies
  • Étude des secteurs d’exclusion du périmètre de son portefeuille
  • Priorisation des risques ESG du Groupe Orabank et des principaux secteurs d’activités de ses clientèles d’entreprises.