756

millions de FCFA de commissions en financements structurés

2019
2018

3,9

milliards de FCFA de projets SUNREF soutenus

2019
2018
=

1 426 800

t CO2 d'émissions évitées

2019
2018

Financements structurés à impact positif

Investissements de la croissance verte
Orabank s’engage à soutenir l’investissement par des mesures d’adaptation au réchauffement climatique, facilitant l’accès à une énergie durable abordable pour garantir le développement d’une économie sobre en carbone et de participer à l’atténuation des causes du changement climatique. Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, le Groupe Orabank conseille ses clients, industriels, prestataires de service ou institutionnels dans le renouvellement de leurs moyens énergétiques de sorte à substituer la consommation à base d’énergies fossiles par des énergies renouvelables et propres.
Dans les pays en développement, le financement de la croissance verte représente un défi majeur et le Groupe Orabank souhaite se positionner comme la banque de référence pour le financement structuré de projets responsables d’envergure promouvant le développement économique et social. Son ambition est de développer une offre de financement spécialisée >5 M€, demandant une approche spécifique en termes de structuration (montant, durée du prêt, montage juridique et financier).

Projet SUNREF vers une transition bas carbone

Afin de promouvoir les investissements privés dans le domaine de la maîtrise de l’énergie en Afrique de l’Ouest, l’Agence Française de Développement (AFD) appuie les banques de la région dans l’attribution de crédits pour les projets « verts » dans le cadre du programme SUNREF. L’Afrique de l’Ouest connaît une crise énergétique qui entrave son développement économique et social. De nombreux pays de la région sont ainsi confrontés à des difficultés importantes en raison de l’écart croissant entre la demande énergétique, la capacité d’approvisionnement et le faible niveau d’investissement dans le secteur. Dans ce contexte, SUNREF, le label finance verte de l’AFD, a pour objectif de faciliter l’accès à une énergie durable abordable pour garantir le développement d’une économie sobre en carbone et de participer à l’atténuation des causes du changement climatique. Grâce à SUNREF Afrique de l’Ouest, l’AFD accompagne les pays de la région soucieux de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et leur dépendance énergétique vis-à-vis de l’extérieur grâce à l’utilisation de ressources locales. Le tout en favorisant un développement socio- économique durable et respectueux de l’environnement.
Afin d’optimiser la consommation énergétique du secteur privé, l’AFD appuie, dans le cadre de SUNREF, les projets d’investissements verts et incite les banques d’Afrique de l’Ouest à financer les secteurs de l’énergie renouvelable et de l’efficacité énergétique. SUNREF est l’un des outils innovants développé par l’Agence Française de Développement (AFD) et cofinancé avec l’Union européenne et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial pour favoriser l’émergence d’une finance « verte » adaptée aux besoins des acteurs économiques des pays en transition. Dans le cadre d’un partenariat avec l’AFD, le Groupe Orabank a financé de nombreux projets entre 2014 et 2018 pour accompagner le développement d’une économie sobre en carbone en Afrique de l’Ouest et permettre aux acteurs économiques de s’adapter à cette transformation. Parmi les banques partenaires de SUNREF, Oragroup a été un partenaire essentiel de ce programme. Les projets financés par Oragroup sont localisés au Togo, au Sénégal, au Burkina Faso, au Bénin et au Niger.
Oragroup a pu accompagner le financement de 12 projets générant des bénéfices climat importants, pour un montant d’investissement global de près 6 millions d’euros (3,9 Mds FCFA). Parmi ces projets, 4 d’entre eux concernent des investissements en faveur de la maîtrise de l’énergie (achat et installation de moteurs, fours, système de refroidissement, climatisation, éclairage plus efficaces), 5 en énergies renouvelables (solaire) et 3 projets sont mixtes, conjuguant efficacité énergétique/énergies renouvelables. En termes d’impacts, ces investissements une fois effectifs devraient permettre des économies annuelles d’énergie de 2567 MWh, une production annuelle d’énergie renouvelable de 5283 MWh et 1 868 tonnes de CO2 évitées par an.

Un four bicombustible à haut rendement au Togo

La NOUVELLE SOTOTOLES, entreprise de sidérurgie, a acquis un nouveau four bicombustible à haut rendement et un dispositif pour substituer l’utilisation du gasoil par du GPL. Les bénéfices attendus de cet investissement sont la diminution de la dépendance et de la pression sur le réseau d’électricité local, la réduction de l’empreinte environnementale de l’usine et l’amélioration de la compétitivité de SOTOTOLES grâce à la maîtrise de sa facture énergétique. Cette opération a été rendue possible par l’intermédiaire d’un prêt accordé par Orabank Togo, grâce à l’appui de l’AFD via le programme SUNREF, afin de réduire ses dépenses énergétiques et améliorer son efficacité énergétique. La Nouvelle SOTOTOLES produit des tôles ondulées et des tôles bac galvanisées, du fil de fer et des tubes.
La Nouvelle SOTOTOLES possède 8 unités de production et a été mise en exploitation depuis 1992. Elle a une capacité de production de 6 000 tonnes de barres d’acier par mois. Grâce à un prêt de 403 963 euros accordé par Orabank Togo, la nouvelle SOTOTOLES a réalisé un investissement vert pour acquérir un four performant et installer un dispositif de gaz de pétrole liquéfié. Les économies annuelles d’énergie représentent 4 516 000 kWh et 427 794 litres de gasoil et un évitement de 2 404 teqCO2. D’autres mesures d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable sont également en cours.
Le Groupe Hage holding, qui détient la Nouvelle SOTOTOLES, est aujourd’hui en mesure de répliquer ce type d’investissement dans d’autres filiales représentées dans les pays de l’UEMOA.

Une centrale thermique sans rejet de gaz au Togo

La première pierre de la centrale thermique Kekeli à Lomé au Togo a été posée. Ce projet a pour sponsors Eranove et sa filiale Kekeli Efficient Power et le consortium Oragroup et la BOAD pour la mobilisation de 70% du financement de ce projet. La construction de cette centrale de 65MW et d’un coût estimé à 86 Milliards FCFA, utilisera la technologie du cycle combiné gaz- vapeur. Cette technologie permettra de produire plus d’électricité sans consommation additionnelle de gaz et en limitant 30% des émissions de CO2 dans l’atmosphère. Le lancement opérationnel de la centrale est prévue en fin d’année 2022.

Impact positif

Projets à impact positif
Le Groupe Orabank s’est doté d’un système de management des risques environnementaux et sociaux (SYMRES) permettant de s’assurer que l’activité de crédit en son sein se pratique dans le strict respect des ambitions que le groupe s’est donné aux plans environnemental et social par des mesures d’adaptation au changement climatique. En sa qualité d’intermédiaire financier auprès des opérateurs économiques, Orabank est un acteur de diffusion des bonnes pratiques en matière de développement durable. Orabank s’engage à mener des actions pour le financement des économies vertes pour l’accès à une énergie renouvelable et à l’eau potable.
S’insérer dans une démarche pro-environnementale assure un retour sur investissement et un impact considérable dans la lutte contre le réchauffement climatique. Orabank finance des projets à faible consommation énergétique et à efficacité énergétique. Dans le secteur industriel et de l’hôtellerie, le Groupe Orabank oriente ses clients vers des solutions en efficacité énergétique générant une réduction de consommation de 30% à 40%. Ces économies réalisées par les clients sur leurs factures peuvent ainsi être réinvesties dans leur développement.

Une cimenterie en Guinée Conakry

Oragroup a été mandatée par la société Diamond Cement Guinée (DCGN) pour la mobilisation d’une facilité globale d’un montant de 11 millions de USD dans le cadre du financement de son projet d’acquisition d’équipements en vue de l’exploitation d’un gisement de calcaire ainsi que la construction d’une usine de fabrication de clinker dans le District de Sougueta/Région Administrative de Kindia, République de Guinée. L’exploitation de la carrière de calcaire sera confiée à la société Sougueta Mining (SOMICO), une filiale appartenant à 100% à DCGN.
Celle-ci sera en charge d’approvisionner en matières premières (intrants) la future usine de fabrication de clinker de DCGN. L’usine de clinker sera construite sur une superficie de 4,7km² et sera dotée d’une capacité annuelle de 500KT (1,5kT/jour) en ligne avec la capacité de production de l’unité de broyage de ciment de DCGN (i.e 500kT/an). Le coût total du projet est estimé à 75 millions USD reparti entre les projets d’exploitation des gisements de calcaire de Sougueta et d’installation et d’exploitation d’une unité de clinkérisation.

Une structure hôtelière au Togo

La structure hôtelière de luxe « 4 étoiles » Sancta Maria au Togo a bénéficié de l’appui de l’Agence Française de Développement dans le cadre du programme SUNREF à travers un financement Orabank. L’hôtel avait pour double objectif de réduire sa facture énergétique, très élevée due à l’utilisation de climatiseurs inefficaces, ainsi que son impact sur l’environnement, afin de s’inscrire dans la dynamique actuelle du Togo, qui cherche à donner une place de plus en plus importante aux énergies renouvelables et mesures d’efficacité énergétique, dans le cadre de la lutte contre les effets des changements climatiques. Les économies annuelles d’énergie représentent 227,6 MWh et un montant de 42 689 €, soit une réduction de 37%, augmentant sa compétitivité.

Projet SOTER/PAL – Financement d’une centrale solaire de 2,4 MW pour le compte du Port Autonome de Lomé

Oragroup a été sollicité par La Société des Technologies des Energies Renouvelables (SOTER) dans le cadre d’un projet qui vise à réduire considérablement la facture mensuelle de consommation énergétique du Port Autonome de Lomé (PAL), par la mise en œuvre de solutions durables et respectueuses de l’environnement à travers : i) le remplacement des projecteurs SHP et lampes existantes par des projecteurs et lampes LED , ii) le remplacement des toitures des entrepôts devant servir de support aux panneaux solaires, par des panneaux sandwich de toiture en aluminium, iii) la construction, l’exploitation , la maintenance et la mise à disposition d’une mini centrale solaire photovoltaïque de 2 MW.
La réalisation dudit Projet était adossée à un contrat de performance qui la liera le PAL à la SOTER. Le coût total du Projet est de 2,3 milliards FCFA a été financé grâce aux ressources disponibles de la ligne SUNREF. Le projet de SOTER au profit du Port Autonome de Lomé (PAL) est composé d’une mesure d’efficacité énergétique et d’une mesure de production d’énergie renouvelable. Les détails techniques sont présentés comme suit :
  • Le remplacement de l’éclairage actuel par un éclairage efficace. Les 2 000 tubes fluorescents linéaires (TFL) à ballast électromagnétique, les 336 projecteurs extérieurs, les 159 lampadaires type 1 et les 53 lampadaires type 2 seront remplacés par des luminaires et projecteurs à Diode.
  • Électroluminescente (DEL) pour réduire la puissance d’éclairage installée. Cette technologie est d’une part plus efficace, mais elle permet également de rallonger la durée de vie des lampes et la réduction des coûts d’entretien de l’éclairage. L’économie d’énergie engendrée par cette mesure est évaluée à 975 759 kWh par an. Soit un taux d’économie de 65%.
  • L’installation d’une centrale solaire photovoltaïque de de 2,423 MWc sans stockage en autoconsommation pourcontribuer à l’autonomie du PAL en termes d’électricité. La mesure envisagée au PAL permettra de produire une électricité renouvelable estimée à 3 567 000 kWh. Cette auto production représente 42% de la consommation d’énergie de l’année de référence, équivalente à une réduction des émissions de 1 426 800 tCO2.
  • Les mesures composant le projet SOTER permettront de réduire à terme la facture d’électricité et les coûts d’exploitation des groupes électrogènes du PAL ainsi qu’à sa dépendance énergétique vis-à-vis de la CEET (compagnie d’électricité nationale).

Financements de l’après COVID

La gestion de la crise sanitaire génère des coûts non prévus pour la gestion de la santé des employés et il faut attendre des impacts économiques pour les acteurs publics et privés, le coût de la gestion de la santé étant très substantiel. Une priorisation des actions de l’Etat se fera et le chiffre d’affaires des entreprises sera impacté. En Afrique, dans nos pays d’opération, il n’existe pas de mécanisme de chômage partiel et les licenciements sont immédiats. On s’attend à une augmentation du taux de défaillances des PME et des particuliers sur les prêts contractés. Les banques centrales vont apporter des liquidités mais les effets se verront à long terme. 2020 sera une année difficile et le Groupe Orabank devra appuyer les besoins de financement selon les secteurs prioritaires comme celui des matières premières. Le combat contre la pauvreté est essentiel. La crise sanitaire pousse au télétravail et réduit les déplacements, ce qui réduit le transport et les émissions de GES.
Nous attendons une prise de conscience générale sur les investissements du secteur de la santé, pour détenir des laboratoires et renforcer le secteur. Les organismes internationaux seront des alliés importants dans l’octroi de lignes de crédit. Pour l’avenir, il est important de considérer les grandes questions essentielles, que ce soit le climat, la biodiversité, l’eau et le développement de l’espace urbain. Le Groupe Orabank aura une contribution directe à la mise en place de réseaux d’infrastructures. Des secteurs comme celui des télécommunications pour la 4G ou celui de la construction d’infrastructures routières, sont en croissance sur le continent et participent au désenclavement des territoires et représentent un enjeu économique majeur pour augmenter l’attractivité des entreprises et des acteurs industriels. Ils nécessiteront une attention particulière pour soutenir leur essor. Les technologies en faveur de l’environnement seront privilégiées pour faire des choix d’investissements responsables. Le secteur des télécommunications est très demandeur pour la mise en place et le renforcement des infrastructures.